La Recherche
RECHERCHE RADIPRODIL - GOF
L’étude Honeycomb teste un radiprodil expérimental chez des enfants ayant un trouble lié au GRIN. Cette première phase inclut uniquement les patients présentant une variante de gain de fonction (GoF) dans GRIN1, GRIN2A, GRIN2B ou GRIN2D.
Le choix de se concentrer sur ces variants s’explique par la conception du radiprodil. Il vise à réduire les signaux hyperactifs envoyés par les récepteurs NMDA. Ces signaux sont liés aux variantes de gain de fonction.
Pour que votre enfant participe, plusieurs conditions doivent être remplies.
- Doit avoir une variante de gain de fonction (GoF) confirmée dans GRIN1, GRIN2A, GRIN2B ou GRIN2D
- Doit être âgé de 6 mois à 12 ans
- Pour les patients souffrant de crises d’épilepsie : au moins 1 crise observable par semaine et 4 crises observables ou plus au cours d’une période d’observation de 4 semaines
les crises ne se sont pas améliorées après la prise d’au moins 2 médicaments antiépileptiques - Pour les patients sans crises d’épilepsie éligibles : symptômes comportementaux importants
- Si votre enfant ne souffre pas de crises d’épilepsie, il doit présenter des symptômes comportementaux significatifs pour être éligible.
D’autres critères d’éligibilité existent. Les participants à l’étude recevront des soins médicaux liés à l’étude ainsi que le radiprodil expérimental sans frais. S’il est nécessaire de se déplacer, un service aidera à l’organisation et couvrira les frais, selon la réglementation de chaque pays.
Les enfants participent à l’étude pendant environ 5 mois, période qui inclut une phase de sélection. Pendant ce temps, ils devront se rendre à la clinique jusqu’à 9 fois. Certaines visites pourront être effectuées par téléphone ou à domicile.
Enfin, les patients pourront être éligibles à une dose prolongée de radiprodil expérimental ou entrer en phase de suivi.
EN SEPTEMBRE 2024, GRIN THERAPEUTICS PUBLIE FIÈREMENT LES PREMIERS RÉSULTATS DE L'ÉTUDE
Le radiprodil a réduit les crises de 86 % en moyenne chez les patients atteints d’un trouble GRIN (gain de fonction) lors du premier essai clinique sur ces troubles.
Selon GRIN Therapeutics, cet essai de phase 1B a montré que le radiprodil a également amélioré d’autres symptômes cliniques. Le traitement a été bien toléré sur le plan de la sécurité.
Même si le chemin vers l’approbation reste long, ces résultats marquent une étape importante pour trouver des traitements aux troubles GRIN. GRIN Therapeutics a indiqué que 15 personnes ont participé à cet essai. Tous les participants présentaient une variante de gain de fonction dans GRIN1, GRIN2A ou GRIN2B.
Parmi eux, huit avaient des crises régulières avant l’essai. Après avoir pris du radiprodil, leurs crises ont diminué en moyenne de 86 %. Quatre participants ont vu leurs crises diminuer encore plus que 86 %, tandis que les autres ont vu une réduction moindre. Une personne a complètement arrêté ses crises, et près de la moitié ont constaté une baisse de 90 % ou plus.
En dehors des crises, les parents et médecins ont noté une amélioration clinique générale chez les participants. Selon le Dr Bruce Leuchter, PDG de Neurvati Neurosciences et GRIN Therapeutics, ces résultats justifient le passage rapide à un essai clinique de phase 3.
Enfin, GRIN Therapeutics a lancé la page de l’étude Honeycomb, qui teste la sécurité et la tolérance du radiprodil chez les enfants atteints de troubles GRIN.
ESSAI CLINIQUE GRIN : UNE AVANCÉE MAJEURE EN 2026
Un nouvel espoir pour les troubles GRIN
Le 9 janvier 2026, GRIN Therapeutics a lancé un essai clinique mondial de phase 3, appelé Beeline. Le premier patient a déjà reçu le traitement expérimental, le radiprodil.
Cet essai concerne les troubles neurodéveloppementaux liés au gène GRIN (GRIN-NDD), notamment certaines mutations spécifiques.
Un traitement qui cible la cause
Contrairement aux traitements actuels, le radiprodil vise directement les mécanismes biologiques de la maladie, et pas seulement les symptômes.
L’étude s’appuie sur des résultats prometteurs d’un essai précédent et vise à confirmer l’efficacité et la sécurité du traitement à plus grande échelle.
Une recherche construite avec les familles
Cet essai est le fruit d’une collaboration étroite entre chercheurs, médecins, associations et familles.
Les équipes s’engagent à informer et accompagner les participants tout au long de l’étude.
ÉTUDE DE RECHERCHE GRIN – INFORMATIONS POUR LES FAMILLES
Essai clinique ciblant les troubles neurodéveloppementaux liés aux gènes GRIN.
Cette étude vise à déterminer si un complément nutritionnel appelé L-sérine peut être sûr et bénéfique pour les enfants et les jeunes adultes atteints de troubles liés aux gènes GRIN.
Ces troubles sont causés par des modifications de certains gènes GRIN et peuvent affecter l’apprentissage, le comportement et, chez certaines personnes, provoquer des crises d’épilepsie.
Seules les personnes dont la modification génétique entraîne une diminution de la fonction normale du gène (perte de fonction – LoF) peuvent participer, pour des raisons de sécurité. Les participants prendront part à l’étude pendant au moins un an et recevront à différents moments de la L-sérine et un placebo (un complément similaire sans ingrédient actif), afin que les médecins puissent comparer précisément les effets.
Toutes les visites se font en ambulatoire (sans hospitalisation) et comprennent des bilans réguliers, des questionnaires et des tests simples pour suivre le développement, le comportement et les crises si elles sont présentes. Les participants sont étroitement surveillés et les familles peuvent contacter l’équipe de recherche à tout moment en cas de question. L’objectif de l’étude est de mieux comprendre si la L-sérine pourrait constituer un traitement ciblé pour certains troubles liés aux gènes GRIN, tout en garantissant une sécurité maximale. L’étude est actuellement ouverte dans deux des trois centres : en Italie (Florence) et en Pologne (Varsovie), et ouvrira bientôt en France (Lyon).
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Qui peut participer ? Enfants, adolescents et jeunes adultes qui :
- Ont entre 2 et 30 ans
- Présentent un trouble neurodéveloppemental lié aux gènes GRIN
- Ont une mutation confirmée avec perte de fonction (LoF) dans GRIN1, GRIN2A, GRIN2B ou GRIN2D
- Ont des aidants pouvant accompagner les visites • Donnent leur consentement (et assentiment si nécessaire)
Si votre enfant prend déjà de la L-sérine, il faut arrêter 1 semaine avant la visite de sélection.
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Comment se déroule la participation ? Durée totale : environ 1 an
- Visite de sélection
- 4 semaines d’observation initiale
- Au moins deux cycles de traitement (chaque cycle = 6 mois) * 3 mois de L-sérine * 3 mois de placebo (ordre attribué aléatoirement)
- Visites environ tous les 3 mois
Toutes les visites sont en ambulatoire (pas d’hospitalisation).
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Quels examens sont réalisés ? Évaluations simples et non invasives :
- Développement et autonomie quotidienne
- Questionnaires sur le comportement et les émotions
- Capacités motrices
- Questionnaires sur le sommeil
- Suivi des crises (si épilepsie)
- EEG (pour les participants épileptiques)
- Stimulation magnétique transcrânienne (TMS) (uniquement en Italie et en France)
- Petites prises de sang pour la sécurité
- Sous-étude optionnelle avec analyses sanguines (consentement supplémentaire requis)
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Pourquoi la génétique est importante
Pour participer, la mutation GRIN doit entraîner une perte de fonction. Si ce test n’a pas encore été réalisé, il peut être organisé via le réseau de recherche.
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Qu’en est-il des traitements ?
- Aucun traitement anti-épileptique n’est interdit spécifiquement
- La plupart des traitements peuvent être poursuivis
- Tous les médicaments et compléments (y compris la spermidine) doivent être signalés et idéalement rester stables pendant l’étude
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Qui ne peut pas participer ? Personnes qui :
- Ont moins de 2 ans
- Sont enceintes ou allaitent
- Ont des problèmes médicaux trop instables
- Ont récemment participé à un autre essai clinique
- Ont une mutation GRIN sans preuve claire de perte de fonction
- Ont des allergies aux produits de l’étude
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Intéressé(e) par l’étude ? Les familles peuvent contacter les coordinateurs :
- Italie : Dr Simona Balestrini / Giulio Peroni (Florence) Email : giulio.peroni@meyer.it
- France : Dr Eleni Panagiotakakis / Léa Barbieri (Lyon) Email : lea.barbieri01@chu-lyon.fr
- Pologne : Dr Sergiusz Józwiak / Magdalena Mlostek (Varsovie) Email : magdalena.mlostek@ipczd.pl
